Lors d’un entretien d’embauche, certaines questions pièges posées par le recruteur RH ne sont pas anodines. Et, si elles permettent de mieux connaître le candidat, certaines interrogations sont aussi là pour piéger le candidat, pour le tester.
Ci-dessous la liste des 10 questions pièges les plus fréquentes lors d’un entretien d’embauche.
Liste des questions pièges lors d’un entretien
- Parlez-nous de vous
- Savez-vous dire non ?
- Quels sont vos défauts et vos qualités ?
- Quelles sont les raisons qui vous ont poussé à candidater sur ce poste ?
- Parlons un peu de cette période sans emploi…
- Comment vous voyez-vous dans 5/10 ans ?
- Quelles sont vos attentes en terme de salaire ?
- Comment occupez-vous votre temps libre (centre d’intérêts) ?
- Dans une journée, combien de fois les aiguilles d’une horloge se chevauchent-elles ?
- Est-ce que vous avez des questions ?
1. Parlez-nous de vous…
C’est l’une des questions les plus posées en entretien d’embauche. Si le recruteur t’a convoqué, c’est parce qu’il a lu ton CV. Donc, il ne faut pas te répéter en répondant à cette question. Il faut rétorquer des arguments clairs, concis. Le discours doit être fluide, naturel.
Les étudiants (stage, alternance, job d’été…) ou jeunes diplômés, reviendront, quant à eux, sur leur cursus. Ils tenteront d’établir un lien logique entre celui-ci et leur candidature professionnelle.
Par exemple :
« Je viens d’obtenir mon master en communication. J’aime écrire et créer. D’ailleurs, pour mon master, j’ai rédigé un mémoire d’une centaine de pages. Je suis aussi une personne dynamique et je passe pas mal de temps sur les réseaux sociaux. D’où mon intérêt pour ce poste de community manager.
2. Savez-vous dire non ?
C’est l’une des questions pièges des entretiens d’embauche par excellence. Et la plupart des candidats pensent qu’il vaut mieux se montrer totalement soumis à son supérieur hiérarchique.
En réalité, il est bon de savoir dire « NON ».
Néanmoins, une fois que l’on reconnaît savoir dire non, il faut justifier cette réponse afin que le recruteur ne nous considère pas comme quelqu’un d’insolent.
Par exemple :
« Si je sais que la mission confiée n’est pas de mon ressort, alors je serai contraint de refuser la tâche. Cependant, j’indiquerai, au donneur d’ordre, la personne la plus compétente pour cette mission au sein de l’équipe. »
3. Quels sont vos défauts et vos qualités ?
Là encore, cette question piège est récurrente en entretien d’embauche. Et le but n’est ni de s’auto-congratuler, ni de s’auto-flageller. Pour ne pas te trompez, utilise des exemples de défauts et qualités pour un entretien.
Si on te pose cette question, tu dois citer, au grand maximum, trois défauts et trois qualités.
Par exemple :
« Je suis sérieux, minutieux et patient. Lorsque je mène un projet, je prends le temps de communiquer avec l’ensemble des partenaires. En revanche, j’ai tendance à être un peu trop bavard et je suis parfois lent. Mais je préfère avancer lentement, pas à pas, plutôt que de précipiter les choses. »
4. Pourquoi candidater sur ce poste ?
Cette question est très courante. Comme pour la précédente, il ne s’agit pas de répéter ce que l’on a déjà écrit dans sa lettre de motivation.
Il faut prouver que l’on s’est renseigné sur l’entreprise avant de venir en entretien d’embauche.
On peut également mettre en relation nos valeurs personnelles et celles du groupe pour lequel on espère travailler.
5. Parlons un peu de cette période sans emploi…
Le chômage est un événement de plus en plus courant dans la vie des actifs. Par conséquent, rien ne sert d’en avoir honte ou d’essayer d’éluder la question.
Si ce questionnement de la période sans emploi surgit lors d’un entretien d’embauche, on en profite pour évoquer :
- les multiples candidatures envoyées,
- les formations suivies,
- l’investissement associatif,
- l’investissement auprès de ses enfants,
- les remises en question effectuées…
L’essentiel étant de rester positif en expliquant en quoi cette période d’inactivité a apporté quelque chose et permis d’avancer.

6. Comment vous voyez-vous dans 5 ans ? Où vous voyez-vous dans 10 ans ?
Ces questions font partie de celles qui arrivent systématiquement en entretien d’embauche. En y répondant, il faut paraître ambitieux mais pas trop.
Quoiqu’il en soit, il est important de ne pas laisser penser que l’on va quitter la boîte sous quelques mois.
Il est également judicieux de mettre en relation ses expériences précédentes, l’emploi convoité et le climat économique pour définir où on sera dans cinq ou dix ans.
7. Quelles sont vos attentes en terme de salaire ?
Pour répondre correctement à cette question, il est impératif de s’être préalablement renseigné.
Les prétentions salariales des candidats doivent être justes par rapport :
- au poste convoité,
- aux expériences professionnelles,
- à l’ancienneté sur le marché du travail,
- au contexte économique.
Positionne-toi sur une fourchette moyenne-haute et évite de donner un salaire exact. Il est important de montrer que tu es ouvert à la négociation.
8. Quels sont vos centres d’intérêt ?
Avec cette question, le même problème se pose qu’avec les questions de présentation et de qualités. Le but est donc de susciter un réel intérêt chez le recruteur et de se démarquer des concurrents à l’embauche.
Il faut donc être précis dans l’énoncé de ses loisirs et expliciter.
Par exemple :
Au lieu de la lecture, on évoquera plutôt sa passion pour les romans policiers et pour les enquêtes.
Cette question est indirectement liée à tes soft skills et permet d’en savoir plus sur ta personnalité.
9. Dans une journée, combien de fois les aiguilles d’une horloge se chevauchent-elles ?
Question piège lors d’un entretien d’embauche, ce problème n’attend, en réalité, aucune réponse précise. Même si la bonne réponse est 24 fois. En effet, la grande aiguille et la petite se retrouvent sur le même chiffre une fois par heure.
L’objectif de ce genre de question est de troubler le candidat et d’observer comment il réagit face au stress et à des problématiques complexes.
Le candidat doit donc être capable d’argumenter, d’improviser, de détourner l’attention.
Par exemple, il peut rétorquer :
« Je fixe rarement les aiguilles des horloges. J’ai horreur de regarder le temps défiler sans rien faire. »
En aucun cas il ne faut répondre « je ne sais pas » à cette question piège. Ces questions pièges sont de plus en plus utilisées, notamment dans les start-up, tel que Google.
10. L’entretien est fini. Est-ce que vous avez des questions ?
Tu crois que l’entrevue est terminée ? Eh bien, non !
Cette dernière question permet d’évaluer ton intérêt pour le poste et pour l’entreprise. En fonction des questions posées au recruteur en entretien, celui-ci comprendra rapidement si tu as bien cerné les grandes valeurs de l’entreprise.
Tu peux par exemple demander :
Combien de personnes y a-t-il dans l’équipe avec laquelle je vais collaborer ?
« Y a-t-il d’autres étapes dans le processus de recrutement ? »
En revanche, afin de ne pas balayer ses chances d’être pris, on évite les questions relatives aux congés, aux horaires de travail et aux primes lors du premier entretien.
Et voilà, vous savez contourner les questions pièges des recruteurs. N’oubliez pas de bien vous préparer pour éviter un stress non nécessaire. Vous avez tout à y gagner !




