Une lettre de démission avec préavis permet d’annoncer clairement votre décision et de préciser les conditions de votre départ. Même si aucun formalisme légal général n’impose de rédiger un courrier, l’écrit reste vivement recommandé pour conserver une preuve de votre démarche.
Retrouvez également tous nos modèles de lettres de démission afin de choisir un courrier adapté aux conditions de votre départ.
Modèle de lettre de démission avec préavis
[Jeanne Durand]
[10 rue Clémenceau]
[78000 Versailles]
[Société LePetit & Co.]
[100 avenue George Brassens]
[75008 Paris]
A [LIEU], le [DATE]
Objet: Démission avec préavis
Madame, Monsieur,
Par la présente, je vous informe de ma décision de démissionner de mon poste de [INTITULÉ DU POSTE], que j’occupe au sein de [NOM DE L’ENTREPRISE] depuis le [DATE D’EMBAUCHE].
Conformément à [MA CONVENTION COLLECTIVE / MON CONTRAT DE TRAVAIL / L’ACCORD APPLICABLE], j’effectuerai un préavis d’une durée de [DURÉE]. Celui-ci débutera à la notification de ma démission et mon contrat devrait ainsi prendre fin le [DATE ENVISAGÉE].
Je reste disponible pendant cette période afin d’assurer la transmission de mes dossiers et la continuité de mes missions.
À la fin de mon contrat, je vous remercie de bien vouloir tenir à ma disposition mon certificat de travail, mon reçu pour solde de tout compte et mon attestation employeur destinée à France Travail.
Je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de mes salutations distinguées.
[SIGNATURE][NOM ET PRÉNOM]
Pour connaître les autres étapes à respecter, découvrez également comment démissionner d’un CDI.
Qu’est-ce qu’un préavis de démission ?
Le préavis de démission correspond à la période comprise entre la notification de votre décision et la fin effective de votre contrat. En règle générale, vous continuez à travailler normalement et à percevoir votre rémunération pendant cette période.
Ce délai permet notamment à l’entreprise de :
- organiser votre départ,
- préparer la transmission de vos missions,
- rechercher éventuellement un remplaçant,
- assurer la continuité des dossiers en cours.
En principe, le salarié démissionnaire doit effectuer son préavis. Il peut toutefois en être dispensé à sa demande avec l’accord de l’employeur, à l’initiative de l’employeur ou dans certaines situations prévues par la loi ou la convention collective.
Comment connaître la durée de son préavis ?
La loi ne fixe pas de durée générale de préavis applicable à tous les salariés en CDI. Celle-ci varie notamment selon votre profession, votre statut, votre ancienneté et les dispositions applicables dans votre entreprise.
Consultez les sources suivantes avant de compléter votre lettre :
- convention collective,
- accord collectif ou d’entreprise,
- contrat de travail,
- simulateur officiel.
La durée dépend douvent de votre statut et de votre ancienneté. Elle peut aussi suivre des règles spécifiques à votre entreprise ou à votre convention collective.
Le nom de votre convention collective est généralement indiqué sur votre bulletin de salaire ou dans votre contrat de travail. Vous pouvez également demander cette information au service des ressources humaines.
La durée correcte doit toujours être vérifiée en fonction de votre situation. Vous pouvez utiliser le simulateur officiel de durée du préavis proposé par Service Public.
Comment calculer la date de fin de son préavis ?

Pour déterminer votre date de fin de contrat, vous devez connaître :
- la date à laquelle votre employeur est informé de votre démission,
- la durée de préavis applicable,
- les éventuels événements susceptibles de suspendre ou de reporter ce délai.
Sauf disposition particulière, le préavis se calcule de date à date. Il commence le jour de la notification et se termine la veille du jour correspondant dans la période suivante.
Exemples de calcul du préavis
| Notification de la démission | Durée du préavis | Fin théorique du préavis |
|---|---|---|
| 8 juillet | 1 mois | 7 août inclus |
| 15 janvier | 2 mois | 14 mars inclus |
| 1er septembre | 3 mois | 30 novembre inclus |
Ces exemples sont donnés à titre indicatif. Une convention collective peut prévoir une méthode différente, tandis que des congés payés ou certains arrêts de travail peuvent modifier la date obtenue.
En cas de doute, indiquez dans votre lettre une date de départ envisagée et demandez à votre employeur ou au service RH de la confirmer.
Quand commence le préavis selon le mode d’envoi ?
Le point de départ du préavis dépend du moyen utilisé pour informer votre employeur.
| Mode de notification | Point de départ du préavis | Preuve à conserver |
|---|---|---|
| Remise en main propre | Jour de la remise contre décharge | Exemplaire daté et signé |
| Lettre recommandée | Date de première présentation par La Poste | Preuve de dépôt et suivi postal |
| Annonce orale | Jour où l’employeur est informé | Preuve difficile à établir |
| Envoi par e-mail | Moment où l’employeur prend connaissance du message | Message envoyé et preuve de réception |
La date inscrite sur votre lettre ne détermine donc pas nécessairement le début du préavis. Si vous rédigez le courrier le 3 mars mais que le recommandé est présenté le 6 mars, le préavis commence généralement le 6 mars.
Votre convention collective peut prévoir des modalités particulières. Vérifiez-la avant de choisir votre mode d’envoi.
Indiquer le préavis dans sa lettre de démission
Le passage consacré au préavis doit préciser sa durée, sa source et la date de départ envisagée. Une ou deux phrases suffisent.
Vous pouvez utiliser cette formulation :
Conformément à la durée de préavis prévue par [MA CONVENTION COLLECTIVE / MON CONTRAT DE TRAVAIL], j’effectuerai un préavis de [DURÉE]. Mon contrat devrait ainsi prendre fin le [DATE ENVISAGÉE].
Si vous ne connaissez pas encore précisément votre dernier jour de travail, évitez d’affirmer une date définitive. Écrivez plutôt :
Je me tiens à votre disposition afin de confirmer la date effective de fin de mon contrat au regard des dispositions applicables.
Votre employeur ne doit pas donner son autorisation pour que votre démission soit valable. En revanche, une confirmation écrite de la date de départ permet d’éviter une erreur de calcul ou un désaccord ultérieur.
Que doit contenir une lettre de démission avec préavis ?
Aucune liste générale de mentions légalement obligatoires n’est imposée. Pour que votre courrier soit clair et facilement traité par l’entreprise, il est néanmoins recommandé d’indiquer :
- vos nom, prénom et coordonnées,
- le nom et l’adresse de l’entreprise,
- le nom ou la fonction du destinataire,
- le lieu et la date de rédaction,
- un objet explicite,
- votre décision claire de démissionner,
- l’intitulé de votre poste,
- la durée du préavis applicable,
- la date de départ envisagée,
- votre nom et votre signature.
Vous n’avez aucune obligation d’expliquer le motif de votre démission. Une formulation courte, factuelle et professionnelle suffit.
Le préavis peut-il être suspendu ou modifié ?
La date de fin du préavis peut évoluer en raison de congés, d’un arrêt de travail ou d’un accord conclu avec l’employeur. Voici les principales situations à connaître.
1. Congés payés prévus avant la démission
Lorsque des congés ont été fixés avant la notification de votre démission, le préavis est normalement suspendu pendant leur durée. Il reprend à votre retour et sa date de fin est reportée d’autant.
Si vous démissionnez alors que vous êtes déjà en congés payés, le préavis commence normalement à la fin de cette période.
2. Congés fixés après la démission
Vous pouvez prendre des congés décidés après l’annonce de votre démission si votre employeur donne son accord. Sauf accord contraire, ils ne suspendent pas automatiquement le préavis.
Pour éviter tout désaccord, formalisez par écrit les dates de congé et leurs conséquences sur votre dernier jour de travail.
3. L’arrêt maladie, l’accident du travail ou la maladie professionnelle
Un arrêt pour maladie non professionnelle survenant pendant le préavis ne le prolonge généralement pas. Votre contrat prend donc fin à la date initialement prévue.
En revanche, un accident du travail ou une maladie professionnelle survenant pendant cette période peut suspendre le préavis et reporter la date de fin du contrat.
4. La réduction du préavis
Vous pouvez demander à votre employeur de réduire une partie du préavis afin de quitter l’entreprise plus tôt. Cette demande peut être intégrée à la lettre ou présentée séparément.
Vous pouvez employer cette formulation :
Bien que mon départ soit soumis à un préavis de [DURÉE], je souhaiterais, avec votre accord, que celui-ci prenne fin le [DATE SOUHAITÉE]. Je reste disponible pour organiser la transmission de mes missions avant mon départ.
Votre employeur est libre d’accepter ou de refuser cette demande. Attendez sa réponse écrite avant de fixer définitivement votre date de départ.
Si vous souhaitez ne pas effectuer du tout le délai prévu, consultez notre modèle de lettre de démission sans préavis pour formuler votre demande.
5. La prolongation volontaire du préavis
Vous pouvez proposer de rester plus longtemps afin de terminer un projet ou d’assurer une passation complète. Cependant, vous ne pouvez pas imposer unilatéralement cet allongement à votre employeur.
Si votre employeur accepte, formalisez l’accord par écrit en indiquant la nouvelle date de fin du contrat. Votre rémunération et les autres obligations liées au contrat continuent de s’appliquer jusqu’à cette date.
Comment préparer la passation pendant son préavis ?
Pendant le préavis, votre contrat de travail continue normalement de produire ses effets. Vous devez poursuivre vos missions, tandis que votre employeur maintient votre rémunération.
Profitez de cette période pour préparer une transmission claire :
- dressez la liste des dossiers en cours,
- classez les documents professionnels utiles,
- indiquez les échéances à venir,
- transmettez les informations nécessaires à votre remplaçant,
- signalez les points nécessitant un suivi particulier,
- restituez le matériel et les accès professionnels selon la procédure interne.
Vous pouvez mentionner votre disponibilité pour la passation dans la lettre, mais il n’est pas nécessaire d’en détailler l’organisation.
Questions fréquentes
Sauf règle particulière, le calcul s’effectue de date à date à partir du jour de la notification. Un préavis d’un mois commencé le 8 juillet se termine ainsi le 7 août inclus. Vérifiez toutefois si des congés payés, un arrêt professionnel ou une disposition conventionnelle peuvent modifier ce calendrier.
Cette confirmation n’est pas nécessaire pour rendre votre démission valable, mais elle est vivement recommandée. Une réponse écrite permet de sécuriser la date de fin du contrat, la durée du préavis et l’organisation de votre dernier jour de travail.
Des congés fixés avant la démission peuvent suspendre le préavis et reporter la date de départ. Les congés décidés après la notification nécessitent l’accord de l’employeur et ne prolongent pas automatiquement le délai. Formalisez les conditions par écrit pour éviter une erreur de calcul du préavis.
Un arrêt maladie non professionnel ne prolonge généralement pas le préavis. En revanche, un accident du travail ou une maladie professionnelle survenant pendant cette période peut entraîner sa suspension. La date de fin du contrat doit alors être recalculée.
La loi ne prévoit pas automatiquement des heures de recherche d’emploi pour un salarié démissionnaire. Votre convention collective, un accord d’entreprise ou un usage peut toutefois vous accorder des absences. Vérifiez les règles applicables avant de vous absenter pendant le préavis.
Si vous quittez l’entreprise sans autorisation avant la fin du délai de préavis, l’employeur peut demander réparation du préjudice subi et réclamer le paiement d’une indemnité. Obtenez toujours une dispense écrite avant d’avancer votre date de départ.




